LA MARCHE DU TELETHON 1er DECEMBRE 2017

1 décembre 2017 - 19:33

Aujourd'hui premier décembre 2017 à 14 h nous avons réalisé la marche en faveur du Téléthon . Une grande réussite . Nous avons visité notre village sous un autre jour . Nous avons beaucoup appris grâce à notre guide historien et archéologue FRANCK DUGAS ...Un passionné ...Merci FRANCK .... Tiens une nouvelle section vient de naître : section nature et patrimoine ....Un régal ...

Nous sommes partis à 14 h de la place de la MAIRIE, édifice construit en  1877. Nous partons en direction de la balade en Réal puis longeons  le beau stade de foot. Le froid était présent  ...

Le premier site était devant nos yeux et d'autres suivront tout au long de nos 5 km

LA FONTAINE "CHÂTEAU MORARD"

Cette fontaine était auparavant au centre de l’abreuvoir aux bestiaux qui était situé sur l’actuel parking de la salle HUGONY. Le champignon de tuf fut déplacé dans les années 80 sous la mandature JAUFFRET.

Nous continuons en passant devant la gare SNCF

LA GARE

Elle fut ouverte aux voyageurs en janvier 1862.

Ceux qui vont à Antibes descendent des wagons aux Arcs  car la voie s’arrête là. Ils doivent ensuite être transportés dans des voitures à cheval. Les propriétaires de ces voitures doivent faire payer 7 Francs à chaque personne transportée. A l’époque, la publicité d’un grand hôtel toulonnais précise que par ce moyen,  le trajet Les Arcs-Nice ne dure que huit heures!

Nous prenons les escaliers sur notre droite et suivons dans la belle allée de platane.

Nous traversons l'avenue pour prendre en face le chemin du canal des moulins.

LE CANAL DES MOULINS

L’AIGO ES D’OR

Comme partout ailleurs en Provence où « l’aigo es d’or » on se rend compte qu’aux Arcs le problème de l’eau a toujours été au centre des préoccupations des habitants et de la municipalité.

Ce problème est déjà mentionné dans la transaction de 1366 lorsque les habitants se plaignent que : Le seigneur refuse de laisser les habitants utiliser l’eau qui sort de ses moulins pour irriguer leurs propriétés

Un arrêt de la Cour daté de 1626 rappelle un acte de loyer perpétuel par Arnaud de Villeneuve établi le 4 septembre 1453 au profit de la communauté des Arcs, acte faisant état de deux moulins l’un au-dessus de l’autre, un à blé, l’autre à huile.

MOULIN PERRIMOND

Construit en 1808 par les familles Joseph et Guillaume Boyer originaires du Plan de la Tour. Il a cessé de fonctionné après le gel des oliviers en 1956

Nous suivons le canal jusqu'au bd des MOULINS;

LE GROS MOULIN EN RUINE DIT « LE COLOMBARIUM »

Les eaux arrivent par l’aqueduc enjambant la route. Ce moulin dit « le fumeux » est construit sur les bases d’un édifice gallo-romain. A l’origine la meule était actionnée par une roue à pales horizontale. Il a été équipé d’une grande roue en 1755. Juste en dessous est le moulin dit « le gros ». Construit en 1755, il abrite une meule et deux presses ou chapelles

Nous continuons en face toujours par le chemin du canal du moulin pour arriver au moulin JOUVE

LE MOULIN JOUVE

Ce moulin était spécialisé dans le cardage de la laine.

Nous prenons à droite direction le centre de LES ARCS mais tournons immédiatement à gauche le chemin ST MARTIN.

LA CHAPELLE ST MARTIN

La chapelle Saint Martin ou Sainte Magdeleine était située au bord du chemin de Saint Martin, dans le quartier auquel elle a donné son nom. Elle a complètement disparu, ainsi que le cimetière qui la jouxtait.  D’après des témoignages, elle aurait été implantée, au sud du chemin, à l’emplacement du garage de la maison portant le N°185 de la rue Saint Martin. Lors du creusement d’une piscine dans le jardin de cette propriété furent découverts de très nombreux ossements humains.

La plus ancienne mention concernant cette chapelle est une délibération communale du 5 janvier 1539 qui ordonne la rectification du chemin que passa per lou simentari de la Magdalena.

Bien que la fermeture du cimetière ait été décrétée en 1601 par l’évêque de Fréjus, Boyer Honorade y a été inhumée le 24 mars 1664.

L’abandon définitif de la chapelle n’est effectif qu’après la révolution car dans l’état des biens appartenant aux congrégations dressé le 6 mai 1793 nous y voyons « une chapelle dédiée à Ste Magdeleine quartier de St Martin : cette chapelle se trouve dans un terrein vague servant à l’usage du public et appartenant à la commune comme local d’un ancien cimetière ».

Nous continuons en passant devant un très gros bâtiment ancien

LA FILATURE DE ST MARTIN

Située au bord du chemin de St Martin, elle est reconnaissable grâce à un petit cadran solaire en terre cuite posé à l’angle sud-ouest du Bâtiment qui a gardé son aspect extérieur d’origine.

Au début du 18ème siècle les sieurs Jean François Fedon, notaire royal aux Arcs, et Jacques Bellon, fabriquant de soie à Barcelonnette, ont construit une fabrique de soie au quartier Saint Martin. Pour la construction ils obtiennent de l’intendant de la marine l’autorisation de couper 15 pins qui ont été marqués, au marteau frappé de la fleur de lys, par le préposé des bois et forêts.

En 1760, la filature employait 30 tireuses, à savoir dont 27 étaient aussi vireuses qui ont travaillé quinze journées. Les cocons ont été acheté à 21 particuliers pour un total de 902 livres 12 sols 6 deniers . Le 15 juillet de la même année il a été vendu  au sieur Jean François Rouard de salernes quatre sacs de cocons de graine d’un poids de 39 livres au prix 34 sols la livre.

En 1767, pour la bonne marche de la fabrique le procureur général du roi a Aix autorise le sieur Fedon à couper des mauvais pins blancs et de chênes verts dans les propriétés qu’il possède aux quartiers de Trépotin, de la Baume, Sainte Cécile, La Maurette, la Font du Loup et Lemple.

Le 1er mai 1785 la roue de la fabrique a été changée pour 57 livres.

Par l’acte de recette N° 1659 nous savons que le 18 brumaire AN 3 (9 octobre 1794) est vendue la fabrique de soie de l’émigré Fedon. Se sont portés acquéreurs les sieurs Jean Baptiste Firminy, Guillaume Lombard Urtre et Jean François Pascal pour la somme de 13 300 livres.

Nous continuons notre périple et tournons au bout de la rue sur notre droite par le chemin de FRANTOUSSIERE. Après deux cent mètres nous tournons encore à droite et prenons la large piste qui nous mènera vers le parage.

LA CALADE DU BAOU

C’est le seul et dernier vestige d’une calade visible aux Arcs. Lors de son nettoyage dans les années 90 nous y avons troué une pièce de monnaie araméenne (le peuple araméen vivait au nord de la Syrie au Xème siècle av J.C.) c’est le peuple de Jésus. Cette pièce a-t-elle été ramenée par un personnage revenu des croisades ? Nous ne le saurons jamais.

Après avoir traversé au BAOU, notre rivière première catégorie , le Réal, nous nous dirigeons vers  le cimetière que nous longeons par la gauche

LA CHAPELLE SAINT MICHEL

Cette petite chapelle de 10m sur 5,53 était située en haut de l’ancienne route des Arcs à Flayosc, actuelle rue Guillaume Ollivier, et permettait, grâce à une rampe d’accéder à l’ancien cimetière.

On sait que le 23 décembre 1683, Magne Gouirane, décédée à l’âge de 25 ans, a été enterrée à St Michel. Les actes d’état civil font mentions d’autres inhumations en ce lieu les années suivantes.

Le 2 juillet 1702, la communauté verse : « la somme de quinze livres quatre sols au sieur Jean Escoulay masson pour réparations au cimetière St Michel ».

Elle était toujours existante en 1869 quand fut dressé le plan d’agrandissement du cimetière.

 L’AQUEDUC DU CHATEAU

Grâce à un plan et un devis de réparations dressés le 13 février 1740 nous avons la description précise de l’aqueduc qui menait l’eau de Sainte Cécile au château.

Cet aqueduc d’une longueur totale de 51m était composé de six arcs de 7m de diamètre et de 0,75m de pied droit

Le canal qui amenait l’eau faisait 15cm de large et 20cm de profondeur.

CHAPELLE DES DIX MILLE MARTYRS

 Cette petite chapelle située dans le haut de la rue du Thélon. Un procès verbal de la sénéchaussée de Draguignan de juillet 1558  fait mention de l'acte de fondation de la chapelle par Honorée de Baschis (épouse d'Arnaud de Villeneuve, baron des Arcs), du 21 janvier 1478.

En 1601 de cette chapelle il ne reste que les murs et le toit. Des témoins ayant assuré l’avoir toujours vue dans cet état. Néanmoins on continuait à y célébrer un office une fois par mois.

Vendue comme bien national et acquise par le sieur Jean Tournade, elle est transformée en maison d’habitation en 1791.

Nous traversons la place du BARON pour nous rendre à droite après la porte via la place du MICOCOULIER

EGLISE ST PIERRE DU PARAGE

Des fouilles effectuées dans les années 90 à l’arrière de cette chapelle nous ont permis de trouver une occupation du lieu au deuxième siècle après J. C.

Aucun texte ne fait mention de la construction de cet édifice cité en 1050. L’édifice actuel est dû en partie à une reconstruction vers la fin du XIIème siècle, et l’agrandissement au début du XVIème.

En 1536, les 9 et 16 juillet, le 15 octobre et le 12 novembre les réunions du conseil ont lieu dans l’église St Pierre du Parage où les consuls ont un banc réservé et où ils doivent siéger sous peine d’amende. Il en est de même le 20 janvier 1549, les 24 et 25 juin 1550 et le 16 mai 1551.

Outre un prieur et les prêtres, elle était administrée par différentes confréries, à savoir :

La confrérie du St Esprit dirigée par trois prieurs et trois prieuresses organisait un festin le jour de la pentecôte.

La confrérie de St Jean.

La confrérie de St Sébastien

La confrérie de St Antoine

La confrérie de St Roch qui possède aussi une chapelle à la sorte du village.

En 1740, le curé fait payer pour les enterrements, une famille dit qu’il n’applique pas les tarifs et refuse de payer. Le cercueil est resté devant l’église pendant dix jours au mois d’août.

En 1742, on ferme le puits qui est devant l’église.

En 1837, il faut démolir l’arrière qui menace ruine, et penser à construire une nouvelle église.

L’HÔPITAL

Au fond de la place du micocoulier était le premier hôpital pour les pauvres.

Puis à la place nous montons sur notre gauche pour passer dans la partie médiévale

PLACE CLINCHARD

Avant la création de la place il y avait à cet emplacement un gros bâtiment dans lequel étaient rendues les décisions de justice. Ce bâtiment (en partie en ruine) apparait sur d’anciennes cartes postales

Nous continuons sur notre droitre pour passer sous un porche , faire le tour des maisons et ressortir par un autre porche sur la place CLINCHARD

L’ANCIEN CIMETIERE

Les malades qui passaient de vie à trépas avaient peu de chemin à faire pour passer de l’hôpital au cimetière dont nous pouvons voir sur le linteau de pierre de la porte un crâne et deux tibias croisés qui nous rappellent qu’ici on passait du monde des vivants à celui des morts.

Puis nous descendons direction la tour que nous laissons sur notre droite sans s'y rendre . Ce sera pour une autre occasion car nous commencions à avoir très froid

LA TOUR ET LE CHATEAU

Le premier document qui mentionne le château date de 1250, c’est le testament de Romée de Villeneuve dicté dans la chambre qui est à côté de la tour.

La tour d’une hauteur 19 m avait à l’origine cinq pièces superposées de petite dimension.

Au pied de la tour existaient des logis dotés de cheminées et latrines, ainsi qu’une petite chapelle dédiée à Ste Catherine.

Nous continuons à descendre direction le centre de LES ARCS par des ruelles étroites entièrement pavées

PLACE DE LA RONDOURETTE

Vestiges de l’ancienne fontaine, et sur un pavé la marque d’un compagnon tailleur de pierres.

Arrivés à la tour de l'horloge nous tournons à gauche pour arriver rue de la vieille boucherie que nous prenons

TOUR DE L’HORLOGE

Tour de défense adossée au rempart du XVIème siècle. La partie casse servit au XVIIIème siècle d’atelier à un forgeron et les étages de prison.

ANCIENNE MAIRIE PLACE DE L’HORLOGE

Après avoir siégé dans une maison du parage, les édiles descendent l’administration communale dans cette maison accolée à la tour dont la clef du linteau porte la date de 1735 (actuel N°2) jusqu’au 27 mai 1827, jour où la marie est installée au N° 25 de l’actuelle rue de la République.

RUE VIELLE BOUCHERIE

Aux Arcs sur Argens, la boucherie communale était située au N°16 de cette rue à laquelle elle a donné son nom.  

Lors de la transaction de 1366 passée entre le seigneur Arnaud de Villeneuve et les habitants des Arcs, nous y voyons dans la plainte N°6 que : le seigneur exige  le cœur de tout animal tué à la boucherie, et par surcroit la langue des bovins, à laquelle plainte les arbitres juristes de Draguignan répondent : le seigneur à droit au cœur de chaque animal de boucherie, mais pas à la langue. En 1780 le seigneur recevait toujours le cœur des animaux abattus.

Très souvent en Provence le boucher était en relation étroite avec le nourriguier (occitan : noiriguièr), lequel s'occupait de l'organisation du troupeau : il en était le responsable, tant au niveau de la production que des déplacements lors des transhumances. C'était un homme bien payé et qui avait de très grosses responsabilités. Achetées sur pied aux éleveurs arcois, les bêtes sont mises à paître dans un quartier du defens communal. Ce troupeau réuni peut compter jusqu’à 360 têtes.

Parfois le troupeau était mis en mégerie ou bail à cheptel. Cela permettait au bailleur ne pas avoir à gérer son troupeau et de plus cela lui constituait une rente. Quant au preneur du troupeau il n’avait pas à investir dans un cheptel.

Il y avait aussi le porquier chargé de garder tous les porcs dans la forêt où ils se nourrissaient de glands. Mais parfois les glands arrivent à manquer, le fait est rare et a été mentionné, car en 1545 le porcher a été obligé de conduire son troupeau jusque dans la forêt de Sault dans le Vaucluse. En 1628, un dénommé Guiol est nommé porquier commun. En 1633 c’est Borguignon qui obtient cet emploi.

Pour les chèvres on louait aussi les services d’un cabrier et pour les ânes ceux d’un azenier.

Porcher et azenier étaient payés en grain ou en pain, le cabrier avait un salaire en argent.

Au bout de la rue nous tournons à droite pour arriver devant notre église paroissiale

L’EGLISE PAROISSIALE

Initialement prévue sur la place de l’hospice, l’actuelle place Paul Simon, mais  finalement il fut décidé de la construire au bord du chemin neuf pour un coût de 125 000 F.

La première pierre fut posée en septembre 1845. Début 1849, on célèbre la cérémonie de la St Sébastien dans une église en construction. Une semaine plus tard une partie de la voûte s’effondre. L’inauguration solennelle a eu lieu en septembre 1851. Cette église abrite un magnifique retable, œuvre de Louis Bréa qui fut commandée le 20 mai 1501 par le prieur Gilles Lombard pour l’église St Pierre du Parage.

LA CHAPELLE ST ROCH

On sait que cette chapelle a été réparée en 1527-1528 et fut agrandie en 1640. Elle abritait la confrérie de pénitents blancs. (on peut voir dans la chapelle Ste Roseline un tableau représentant une procession des pénitents blancs pour qu’il pleuve)

Puis nous prenons à droite , la rue de la MOTTE pour rentrer après cette superbe visite de notre village place de la MAIRIE.

L'association L.C.P.  remercie tous les participants à cette belle journée qui a rapporté un peu plus que l'année précédente , et surtout grâce au professionnel de FRANCK .

En annexe une photo du marché aux bestiaux sur la place des boules et quelques photos du groupe de marcheurs.

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